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Testament établi en 1738 de Barthélémy MARA (1653-1738) Marchand voiturier à St Algis (Aisne)


Voir l'original du testament

Préambule

A l'époque des rois Louis X1V et Louis XV, Barthelemy MARA résidait à Saint Algis dans le Duché et Sairie de Guise (maintenant dans le département de l'Aisne), son testament est conservé aux Archives Départementales de l'Aisne sous la côte B1917.

Transcription du testament

Merci par avance pour votre aide sur les quelques mots restant à transcrire signalé par --??--

Ce jour d'hui lundi vingt quatrième novembre mil sept cent trente huit l'audience tenante par devant nous Nicolas Marie Joseph Delettres licencié des lois Bailly général du Duché et Sairie de Guise, Maître Nicolas Bossur procureur  en ce baillage a dit que Barthélémy Mara vivant --??-- demeurant à Saint Algis ayant par son testament reçu par Buron notaire royal résidant à Erloy et des témoins d'y dénommé le seize janvier mil sept cent trente quatre, fait une substitution de partie des meubles et immeubles y renseigné au profit d'enfant né ou à naître de Jean, Jacob et Marie MARA demeurant à La Vallée au Bled, il requérait que pour la validité de la dite substitution il soit fait lecture des publications dudit testament par notre greffier et qu'il soit de suite registré, sur quoi agit le procureur général fiscal du duché qui a dit après avoir pris communication dudit testament et de la substitution dont est fait mention --??--, qu'il n'a moyen d'en empêcher la lecture publication et enregistrement. Nous en avons donné acte au maître Bossur et en conséquence du consentement du procureur général fiscal de ce duché, ordonne et ordonnons que le testament dudit Mara dudit jour seize janvier mil sept cent trente quatre sera présentement lu en public par nôtre greffier et de suite par moi registré afin de présenter ce qui a été fait au juste et ainsi qu'il ensuit.

Signature : Delettres et Desforges

Le seize du mois de janvier mil sept cent trente quatre sur les deux heures après midi, par devant le notaire royal au baillage du Vermandois résidant à Erloy soussigné et en présence des témoins ci après nommés.

Fût présent le sieur Barthélémy Mara, demeurant à Saint Algis sain de corps d'esprits et d'entendement ainsi qu'il est apparu à moi dit notaire et aux témoins. Lequel sachant que la mort est certaine et l'heure d'y celle incertaine, et craignant d'en être prévenu sans avoir disposé du part de biens qu'il a plût à Dieu lui donner et se voyant en état de ce faire, a fait dicté et nommé mots après autres audit notaire et en présence des témoins son testament et ordonnance de dernière volonté, sans suggestion ni question d'aucune personne ainsi qu'il ensuit.

Au nom du Père du Fils et du Saint Esprit

Premièrement comme bon chrétien catholique apostolique et romain, a recommandé et recommande son âme a Dieu le suppliant de la prendre et recevoir en bon état.

 Item veut et entend que ses dettes si aucune se trouve au jour de son décès soit payées.

Item donne et lègue au pauvres dudit Saint Algis six jallois de bled à --??-- dudit Saint Algis, et pareillement six jallois de bled aux pauvres de La Vallée au Bled, qu'il sera payé et délivré le plutôt que faire ce pourra après sa mort.

Item donne et lègue à la fabrique de l'église de la Vallée au Bled cinq pugnets (surface agraire égale à 30 ares actuels) de près fauchable en deux pièces situées sur la prairie d'Erloy. La première pièce contenant trois pugnets au lieu la grosse Saulx, tenant d'une lisière à Jacques Pannier et autres. D'autre lisière aux pauvres dudit Erloy et autre, d'un bout à la rivière Doïse et d'autre bout à Jean Chardon. L'autre pièce de trente verges (surface agraire égale à 12 ares actuels) au lieu Tourtion, d'une lisière à Jean Pannier d'autre lisière au près de l'abbaye du val Saint Pierre, d'un bout au chapitre de Guise et d'autre bout au chemin dudit Saint Algis à Erloy.

A la charge pour les marguilliers de ladite fabrique et église de La Vallée au Bled de faire dire deux obits (messe anniversaire d´un décès) par chacune an, l'un pour le repos de l'âme de défunte Catherine Charles sa femme et l'autre pour le repos de celle dudit testateur. Lesquels obits seront célébrés pour une messe haute par chacun an en la manière accoutumé. Lesquels obits commenceront à célébrer six mois après la mort dudit testateur en une seule semaine et ainsi et continueront a pareil pour d'année en année à toujours et perpétuité.

Item le testateur a déclaré que le nommé Morville, cabaretier demeurant a Etréaupont, tient un bien affermé situé sur le terroir dudit Etréaupont --??--. Lequel appartenait ci devant à Jacob, Jean, Madeleine, et Jeanne Mara, enfants de Jacob Mara, frère du testateur. Que Jean et Nicolas Jolly, enfants de ladite Madeleine Mara avec Jean Jolly, lui ayant vendu leur quart desdites terres et ont obtenu des lettres de  rescision (cassation des actes des contats contre lesquels on se pourvoit par lettres du Prince. Obtenir des lettres de rescision. Faire entériner des lettres de rescision) contre ladite vente. Lesquelles lettres de rescision ont été entérinées au siège royal de Ribemont et cependant ne lui ont point encore remboursé le prix de ladite acquisition et ce dont ils pouvaient être tenu, au défaut duquel remboursement ledit testateur a payé deux quarts jusqu'à présent et en jouira jusqu'a sa mort, et aussi déclaré ledit testateur que le ledit Jean Mara a vendu son quart au --??-- audit Jean Jolly, moyennant la somme de trois cents livres, suivant le contrat passé par devant Constant et Carré notaires à Vervins, sous les clauses mentionnées aux contrats en date du trente janvier mil sept cent vingt trois. Lequel prix principal et autre frais dudit contrat ledit testateur a payé audit Jean Mara pour ledit Jolly, par convention faite avec ledit Jolly, au moyen de quoi ycelui testateur a doucement joui jusqu'à présent et doit jouir dudit quart jusqu'à sa mort après laquelle ledit Jean Jolly doit et devra tenir compte à la succession dudit testateur du prix principal porté aux contrats avec autres frais d'y celui suivant.

Le billet en a fait audit testateur et qui se trouve dans ses papiers le tout sans qu'ycelui testateur soit tenu de faire compte d'aucune jouissance pour raison desdits deux quarts dudit bien auxdits Jolly pourquoi ycelui testateur donne et lègue auxdits Jean et Nicolas Jolly les sommes qu'ils lui devaient rembourser en succession ayant des deux quarts audit bien tant en conséquence de la sentence d'entérinement desdites lettres de rescision qu'à cause du billet dudit Jean Jolly, à condition que les deux quarts seront communs entre eux qui ne pourront --??-- contre la succession dudit testateur aucune jouissance à cause desdits deux quarts audit bien lesquels appartiendrons auxdits Jean et Nicolas Jolly.

Item donne et lègue auxdits Jean et Nicolas Jolly la somme de huit cents livres une fois payée, qui fait à chacun d'eux celle de quatre cents livres, laquelle somme de huit cents livres sera prise sur l'argent et effets mobiliers que le dit testateur pourra laisser et au défaut d'y ceux sur les biens paternels ou d'acquisition.

Item donne et lègue auxdits Jean et Nicolas Jolly la quantité de deux jallois et vingt verges (surface agraire égale à 48,5 ares actuels) de près fauchables en trois pièces situées sur la prairie dudit Saint Algis. La première pièce contenant un jalloi (surface agraire égale à 20,2 ares actuels) lieudit le chemin Berthault, d'une lisière au sieur Roger de Marle, d'autre lisière à Jean Mennesson, d'un bout audit chemin et d'autre bout à Joseph Roger ou ses héritiers. La seconde pièce trois pugnets trois pugnets (surface agraire égale à 18 ares actuels) assez près de la fosse venue d'une lisière auxdits héritiers Roger, d'un bout à Charles De Landouzy. La dernière pièce trente cinq verges (surface agraire égale à 14,1 ares actuels) au lieudit les ----X---- , d'une lisière à Nicolle Charlet, d'autre auxdits héritiers Roger, d'un bout auprès de la chapelle de Sainte Catherine dudit Saint Algis et d'autre bout aux harangs. Pour en jouir --??-- et posséder par lesdits Jolly moitié par moitié au jour du décès dudit testateur prix est estimé à la somme de quatre cents livres.

Item et déclare ledit testateur qu'il lui appartient un autre quart audit bien d'Etréaupont et terroir circonvoisin, que ledit Morville tient à présent abail qu'il lui a été donné en échange par ledit Jacob Mara avec une maison que le dit testateur possédait ci devant audit lieu de La Vallée au Bled. Lequel quart est donné et légué à Louis Landouzy fils de Charles Landouzy et de Jeanne Mara son petit neveu.

Item donne et lègue audit Louis De Landouzy la somme de seize cents livres une fois payée, laquelle somme sera prise sur l'or et l'argent et effets mobiliaires qu'il pourra laisser et au défaut d'y ceux sur les biens paternels ou d'acquisition.

Ledit testateur a déclaré qu'il posséde du bien fond qui lui est échu par la succession de Madelaine Carion sa mère, lequel et entend retourner suivant la coutume audit Jean et Jacob MARA ses neveux, attendu que Jacob Mara leur père et issu de ladite Madelaine Carion, et à l'égard de tous ses autres biens tant paternels et d'acquisition qu'effets mobiliaires qu'il pourra laisser après les legs ci-dessus acquittés.

Ledit testateur le donnant et léguant aux dits Jean, Jacob Mara et Marie Mara sa sœur femme d'Henry Bourgeois demeurant à présent audit La Vallée au Bled, pour en appartenir les deux tiers auxdits Jean et Jacob Mara pour chacun un tiers et l'autre tiers à la dite Marie Mara et au fait que l'un desdits Jean et Jacob Mara vienne à décéder ou même tous deux avant lui.

Veut et entend ledit testateur que leurs enfants viennent par représentation de leur père pour recueillir et recevoir ledit legs et à l'égard de ce qui pourra revenir du même legs universel à la dite Marie Mara sa sœur en biens fonds, veut et entend et ordonne ledit testateur que ladite Mara sa sœur ne puisse soit autorisé dudit son mari, soit après la mort dudit son mari, disposer, vendre, aliéner ni engager en quelque sorte que ce soit dudit bien fond qui lui reviendra pour son tiers audit legs universels et qu'elle se contente d'en jouir du revenu, donnant en conséquence ledit testateur la propriété dudit bien fond aux enfants et petits enfants nés ou à naître de ladite Marie Mara.

Lesdits petits enfants représentant leur père et mère pour en jouir et disposer par lesdits enfants et petits enfants nés ou à naître, leurs hairs (héritier direct) successeurs et ayant cause en pleine propriété comme des choses à eux appartenantes après. Le décès toutefois de ladite Mara à laquelle il a substitué en ladite propriété par son présent testament, lesdits enfants et petits enfants nés ou à naître et au cas que ladite Mara vienne à mourir avant ledit testateur, y celui testateur veut et entend que les enfants et petits enfants d'y celle, par représentation de leur père ou mère décédé, recueillent entre eux ce qui aurait pu appartenir à ladite Mara en vertu du présent testament au cas qu'elle ait survécue. Lesquels petits enfants au cas du décès de ladite Mara et de leur père ou mère est rappelé pour y participer de leur part par représentation de leur père ou mère qui se trouveront décédés.

Item ledit testateur veut que au cas que l'un desdits Jean et Nicolas Jolly et Louis de Landouzy ou tous viennent à mourir avant lui, leurs enfants nés et à naître en légitime mariage recueillent chacun en droit legs et par représentation de leur père ou aïeul qui pourraient être décédés avant lui et que lesdits Jean et Nicolas Jolly et Louis de Landouzy auraient pu recevoir en vertu du présent testament au cas qu'ils eussent survécus.

Comme aussi veut et entend que au cas que ledit Landouzy vienne à décéder après lui sans enfant les biens fond qui lui revienne du présent legs retourneront aux parents du côté et ligne maternelle, comme en effet les biens soient considéré en la personne dudit Landouzy comme un propre maternel.

Veut et entend aussi ledit testateur que les frais de son présent testament contrôlé --??-- d'y celui pour ce qui regarde tous les legs ci-dessus faits et de la première levée soient à la charge de sa succession c'est-à-dire du legs universel sans que les légataires soient tenus d'y contribués.

En aucune manière pour ce qui sera dû des frais à cause de leurs legs particuliers, a été déclaré que ledit testateur qu'il pourra de son vivant disposer par ventes de la maison batiments, fonds et héritage situés audit Saint Algis ou ledit Mara testateur fait sa demeure, comme aussi du jardin du presbytère de bas Buttant au chemin d'Erloy et de la chaumière proche de la maison de Jean Charlet audit Saint Algis et les biens fonds qu'il a sur le terroir de Marly, de ce que dessus en pourra disposer par vente et les deniers en provenant seront employés aux legs ci dessus en effets mobiliaires par le présent testament, dont le présent sera quittance pour décharge par le légataire.

Pour exécuter le présent testament ledit testateur a nommé monsieur Jacques Nicart prêtre et curé d'Haution et Vallée au Bled, le priant d'en prendre la peine, esmains duquel il s'est dessaisi de tous ses biens jusque à l'accomplissement dudit présent testament, voulant qu'il en soit saisi.

Suivant la coutume, révoquant touts autres testaments qu'il pourrait avoir fait avant celui ci et même ceux qu'il pourrait faire ci après, à moins que mots, in cana dominy, n'y soient insérés par clauses et marques de révocation du présent testament, auquel seul il s'atteste comme étant sa dernière volonté.

Lequel présent testament a été ainsi dicté et nommé par ledit testateur audit notaire et en présence desdits témoins, sans suggestion d'aucune personne et a lui lu et relu par moi notaire --??--, en présence aussi desdits témoins qu'il a dit bien entendu et veut qu'il soit exécuté selon sa forme et teneur.

Le tout fait en la maison et domicile dudit Mara testateur audit Saint Algis le jour et an que dessus la présence d'Estienne Moret marchand laboureur et Antoine Beaurain Lejeune aussi Laboureur demeurant audit Saint Algis, témoins appelés faute d'autre notaire, qui ont signés et a ledit testament signé ainsi que lesdits témoins avec moi notaire soussigné et lesdits Jean et Jacob Mara, ledit Bourgeois et ladite Marie Mara sa femme présent audit testament qui ont aussi signé et accepté, fait ledit jour et an ainsi signés en la minute des présents.

Mara, Jean Mara, Jacob Mara, Henry Bourgeois, Moret, Antoine Beaurain, Baron notaire et marque de ladite Marie Mara.

contrôlé ensuite et le codicille dudit Mara.

Le seize du mois de novembre mil sept cent trente quatre après midi, ledit sieur Barthélémy Mara à mandé moi dit notaire et Maître Pierre Pagnon clerc laïque et Estienne Moret marchand --??-- demeurant à Saint Algis témoins. Lesquels se sont transportés en la maison dudit Mara trouvé dans la cuisine au proche du feu ou étant ledit Mara, par forme de codicille, leur a dicté et nommé ce qu'il a fait à Louis de Landouzy son petit neveu.

Voulant et entendant ledit Mara que le legs qu'il a fait audit de Landouzy par son testament des autres parts de la somme de seize cents livres, soit réduit et modéré à la somme de huit cents livres, sur laquelle somme ledit testateur a payé par avance ledit Mara a esmains celle de trois cents livres et le surplus qui est de cinq cents livres pris sur l'or, l'argent et les effets mobiliaires qu'il pourra laisser et au défaut d' yceux sur les biens paternels ou d'acquisition.

Quand au surplus du contenu dudit testament daté du seize du mois de janvier dernier, ledit testateur veut et entend qu'il soit entretenu et exécuté et le présent codicille selon leur forme et teneur et pour exécuter le présent codicille ledit testateur a nommé ledit Jacques Nicart prêtre et curé d'Haution et Vallée au Bled, le priant d'en prendre la peine, esmains duquel il s'est dessaisi voulant qu'il en soit saisi.

Suivant la coutume, révoquant tous autres testaments et codicille qu'il pourrait avoir faits avant le présent testament cy devant et codicille et même ceux qu'il pourrait ci après faire, à moins que ces mots, in cana dominy, n'y soient insérés par clauses et marques de révocation du présent codicille.

Lequel a été ainsi dicté et nommé par le dit testateur audit notaire et en présence desdits témoins sans suggestion d'aucune personne, à lui lu et relu par moi notaire susdit en présence aussi desdits témoins, qu'il a dit bien entendre et veut qu'il soit exécuté selon sa forme et teneur.

Fait et passé en la maison et domicile dudit Mara testateur audit Saint Algis, qui a signé avec lesdits témoins et du notaire soussigné le jour et an ainsi signé en la minute des présents.

Mara, Pierre Pagnon, Moret et Baron

Notaires contrôlés et qui --??-- à Vervins par Constant qui a reçu pour les droits soixante douze livres douzes sols suivant le tarif ainsi signé Constant au bas des minutes